Calendrier complet de la Coupe du Monde 2026: dates, horaires suisses et stades

Vue large d'un terrain de football vide au lever du soleil avant un match international

Trente-neuf jours, cent quatre matchs, seize villes hôtes réparties sur trois pays et six fuseaux horaires différents: le calendrier de la Coupe du Monde 2026 est le plus dense et le plus géographiquement éclaté de toute l’histoire de la compétition. Pour un parieur ou un supporter en Suisse romande, le défi n’est plus de savoir quand l’équipe favorite joue — c’est de tenir le rythme entre matchs en début d’après-midi à Mexico, en milieu de soirée à Atlanta et en pleine nuit à Vancouver. Cette page est le calendrier complet, traduit en heure suisse, avec les particularités logistiques que chaque phase impose.

Je l’ai construit en partant d’un constat simple: la plupart des calendriers que vous trouverez en ligne sont en heure locale du stade ou en UTC, ce qui oblige le lecteur romand à faire une conversion mentale à chaque ligne. Ici, l’heure de référence est CEST, l’heure d’été d’Europe centrale, c’est-à-dire l’heure affichée par votre horloge de cuisine entre le 11 juin et le 19 juillet 2026. Lorsque je donne une heure locale en complément, c’est pour le contexte ou pour les voyageurs qui prévoient de se déplacer aux États-Unis, au Canada ou au Mexique.

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Les dates clés en dix lignes

Si vous lisez cette page en quête d’un seul repère mémorisable, voici l’ossature du tournoi à connaître par cœur. Le 11 juin 2026, jeudi, ouverture officielle à l’Estadio Azteca de Mexico avec un match opposant le Mexique à l’Afrique du Sud, coup d’envoi à 20 heures heure suisse, soit 12 heures à Mexico. Le 13 juin, samedi, premier match de la Nati contre le Qatar au Levi’s Stadium de Santa Clara, coup d’envoi à 21 heures heure suisse.

Du 11 au 27 juin se déroule la phase de groupes, avec 72 matchs étalés sur 17 jours, soit en moyenne 4 à 6 matchs par jour. Du 28 juin au 3 juillet se jouent les seizièmes de finale, première phase à élimination directe avec 32 équipes qualifiées sur 48. Du 4 au 7 juillet, les huitièmes de finale réduisent le tableau à 16 équipes. Les quarts de finale s’étalent du 9 au 11 juillet, les demi-finales se jouent le 14 et le 15 juillet, et la petite finale a lieu le 18 juillet à Miami. Le 19 juillet 2026, dimanche, la finale du Mondial 2026 se joue au MetLife Stadium d’East Rutherford, dans la métropole de New York, coup d’envoi à 21 heures heure suisse selon le programme officiel de la FIFA.

Voilà l’épine dorsale. Tout le reste, ce sont des heures, des stades et des combinaisons de qualification. Mais ces dix lignes vous donnent déjà la carte des journées qui comptent et celles où vous pouvez sortir dîner sans rien manquer.

Phase de groupes: du 11 au 27 juin

Soixante-douze matchs en dix-sept jours. C’est le rythme imposé par la nouvelle formule à 48 équipes, et c’est ce qui va transformer juin 2026 en un mois de football permanent pour quiconque essaie de tout regarder. Les concepteurs du calendrier ont étalé les rencontres sur des fenêtres horaires multiples pour qu’aucun match n’en chevauche un autre, du moins au début. À partir de la dernière journée de chaque groupe, en revanche, les deux derniers matchs d’un même groupe se jouent simultanément, comme cela se faisait depuis 1986, pour empêcher tout calcul d’arrangement entre équipes déjà qualifiées.

Concrètement, voici comment se répartissent les fenêtres horaires des matchs en heure suisse pendant la phase de groupes. Les matchs joués au Mexique ou sur la côte Ouest des États-Unis ont leur coup d’envoi le plus souvent entre 20 heures et 1 heure du matin heure suisse. Les matchs joués sur la côte Est, dans le Midwest ou à Toronto sont programmés entre 18 heures et 22 heures heure suisse. Les rares matchs en début d’après-midi local, conçus pour les téléspectateurs européens en heure de grande écoute, démarrent vers 21 heures heure suisse. Les matchs nord-américains les plus tardifs, à Vancouver ou Seattle, peuvent débuter à 4 heures du matin heure suisse — c’est l’exception, et elle concerne moins d’une dizaine de rencontres sur tout le tournoi.

Pour la première journée de chaque groupe, du 11 au 18 juin, la programmation suit un ordre alphabétique strict: le groupe A ouvre le bal le 11 juin avec Mexique contre Afrique du Sud à l’Azteca, puis le groupe B entre en scène le 12 juin avec Canada contre Bosnie-Herzégovine et le 13 juin avec Qatar contre Suisse. Les groupes C et D suivent les 14 et 15 juin, les groupes E et F les 15 et 16, jusqu’au groupe L qui boucle sa première journée le 18 juin. La deuxième journée se déroule du 17 au 23 juin, la troisième et dernière journée de poule du 23 au 27 juin.

Le jour le plus chargé du tournoi, en termes pur de nombre de rencontres, sera probablement le 19 ou le 20 juin, quand plusieurs groupes joueront leur deuxième journée en même temps. Sur ces journées, je m’attends à voir jusqu’à six matchs étalés entre 18 heures et 4 heures du matin heure suisse, ce qui signifie en pratique qu’aucun spectateur normal ne peut tout suivre en direct. La FIFA proposera évidemment des résumés, des replays et un service de multi-écrans via son broadcaster officiel suisse, mais le choix éditorial du soir sera douloureux pour les passionnés.

Quelques jours sans match sont toutefois prévus: il n’y en a aucun pendant la phase de groupes proprement dite, mais une pause de 24 heures est aménagée entre la fin du dernier match de poule et le début des seizièmes de finale, soit autour du 27 ou 28 juin. C’est le moment où les équipes éliminées rentrent à la maison et où les médias publient leurs premiers bilans. Pour un parieur, c’est aussi le moment idéal pour ajuster ses pronostics sur la suite du tournoi à la lumière de ce que la phase de groupes a révélé.

Ballon de football sur la ligne médiane d'un stade au crépuscule

Comment lire les horaires CH par rapport à ET

Toute l’astuce de conversion tient en une formule: Suisse égale Eastern Time plus six heures pendant l’été. Quand un match est annoncé à 15 heures ET sur le site officiel de la FIFA, c’est 21 heures en Suisse. Quand il est annoncé à 12 heures ET, c’est 18 heures en Suisse. Quand il est à 21 heures ET, c’est 3 heures du matin heure suisse le lendemain.

Pour la côte Ouest, où jouent les matchs de la Nati à Santa Clara et à Vancouver, le décalage est de neuf heures: Suisse égale Pacific Time plus neuf heures. Et une règle simple: les trois matchs de la Nati au Mondial 2026 sont tous programmés à 15 heures Eastern Time, ce qui tombe à 21 heures précises en Suisse pour chacun d’entre eux. Santa Clara joue à midi Pacific, Los Angeles joue à midi Pacific, Vancouver joue à midi Pacific — tous trois diffusés à 21 heures CEST. C’est un bonheur logistique: trois rendez-vous aux heures de grande écoute romandes, même créneau à chaque fois, pas de nuit blanche à prévoir pour suivre la Nati.

Pour le Mexique, c’est Central Time, donc Suisse égale Mexico plus huit heures pendant l’été. Le match d’ouverture à l’Azteca, programmé à midi heure de Mexico, démarre à 20 heures à Genève. C’est le seul horaire de la phase de groupes parfaitement aligné sur la plage horaire de grande écoute européenne — un cadeau de la FIFA aux audiences d’Europe occidentale, qui restent les plus solvables du marché publicitaire mondial.

Une fois ces trois conversions mémorisées, vous pourrez lire n’importe quel programme officiel sans passer par un convertisseur en ligne. Eastern plus six, Pacific plus neuf, Mexico plus huit. Punaisez-le sur votre frigo si nécessaire.

Seizièmes de finale: du 28 juin au 3 juillet

Si vous avez suivi les Coupes du Monde précédentes, vous remarquerez immédiatement une différence: avant 2026, le tournoi passait directement de la phase de groupes aux huitièmes de finale, avec seize équipes qualifiées. La FIFA a inséré un tour supplémentaire — les seizièmes de finale, ou Round of 32 dans la terminologie anglo-saxonne — pour accommoder les huit équipes additionnelles que représente le passage de 32 à 48 participants. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde que ce tour existe, et il va modifier la dynamique du tournoi de manière probablement sous-estimée.

Les seizièmes opposent les deux premiers de chaque groupe (24 équipes) aux huit meilleurs troisièmes, déterminés selon un classement qui croise points, différence de buts, buts marqués et fair-play. Les rencontres se jouent du 28 juin au 3 juillet, à raison de quatre à cinq matchs par jour, dans des stades répartis sur les trois pays hôtes mais avec une concentration plus forte aux États-Unis. La fenêtre de programmation se resserre: les coups d’envoi sont concentrés entre 18 heures et minuit heure suisse, les matchs en pleine nuit deviennent plus rares parce que l’enjeu commercial est plus fort.

Pour la Nati, si elle termine deuxième du groupe B comme je le projette, son seizième de finale tombera autour du 30 juin ou du premier juillet, contre une équipe issue d’un groupe à déterminer en fonction du classement final. Si elle termine première du groupe B, son seizième se jouera vraisemblablement le 29 ou 30 juin, dans un stade de la côte Ouest. Les analyses détaillées des scénarios de qualification sont développées dans la fiche complète consacrée à la Nati au Mondial 2026.

Une particularité importante de ce nouveau tour: il prolonge la durée totale du tournoi d’environ une semaine par rapport aux éditions précédentes. Trente-neuf jours en 2026, contre vingt-neuf jours en 2022 au Qatar. Pour les joueurs, cela signifie une charge supplémentaire de récupération entre matchs ; pour les équipes les mieux préparées physiquement, c’est un avantage compétitif significatif qui pèsera dans les pronostics de fin de tournoi.

Huitièmes de finale: du 4 au 7 juillet

Le 4 juillet 2026 tombe un samedi. Pour les Américains, c’est l’Independence Day, fête nationale et journée traditionnelle de barbecues, parades et feux d’artifice. La FIFA et le comité d’organisation ont programmé deux huitièmes de finale ce jour-là, en pariant sur le fait que la Coupe du Monde serait suffisamment intégrée à la culture sportive américaine pour partager la vedette avec les festivités patriotiques. C’est un calcul intéressant à observer en temps réel.

Les huitièmes de finale opposent les seize équipes survivantes des seizièmes, soit la moitié exacte du tableau initial de la phase à élimination directe. Quatre matchs par jour pendant quatre jours, du 4 au 7 juillet, principalement dans les grands stades américains: MetLife à East Rutherford, Mercedes-Benz à Atlanta, NRG à Houston, AT&T à Arlington, Lincoln Financial à Philadelphie, et possiblement BC Place à Vancouver pour un huitième nord-américain. Les coups d’envoi sont concentrés entre 18 heures et 22 heures heure suisse pour maximiser l’audience européenne.

C’est à partir des huitièmes que la pression mentale change radicalement pour les équipes encore en lice. La phase de groupes pardonne une défaite et même parfois deux. Les seizièmes pardonnent un mauvais quart d’heure si l’équipe sait revenir au score. Les huitièmes ne pardonnent rien. Une élimination ici, et le voyage de quatre semaines aux États-Unis se termine sur un vol retour du lendemain, avec une presse nationale qui demande des comptes. Pour la Nati, atteindre les huitièmes serait conforme aux attentes ; les dépasser serait un accomplissement. Le 1/4 de finale de 1954 sur sol suisse reste à ce jour le meilleur résultat de l’équipe en Coupe du Monde.

Quarts de finale: du 9 au 11 juillet

Trois jours, quatre matchs, huit équipes. Les quarts de finale du Mondial 2026 se déroulent sur un weekend prolongé, du jeudi 9 juillet au samedi 11 juillet, avec un seul match programmé le jeudi puis deux le vendredi et enfin un dernier le samedi. C’est une compression voulue: la FIFA cherche à concentrer l’attention médiatique sur chaque match individuellement, pour qu’aucun quart ne soit relégué dans l’ombre d’un autre.

Les stades retenus pour les quarts sont parmi les plus iconiques du tournoi: MetLife pour le contexte média de New York, AT&T pour la jauge gigantesque de Dallas-Arlington qui atteint 80 000 places, SoFi pour le prestige hollywoodien de Los Angeles, et un quatrième stade qui sera vraisemblablement Mercedes-Benz à Atlanta ou Hard Rock à Miami. L’horaire des coups d’envoi en heure suisse oscille entre 21 heures et 3 heures du matin selon la localisation, ce qui en fait des soirées potentiellement très tardives pour les téléspectateurs européens.

Statistiquement, les quarts de finale sont la phase où la plupart des Coupes du Monde se décident. Les surprises spectaculaires sont rares au-delà de ce stade: depuis 1990, quasiment toutes les équipes ayant atteint les demi-finales étaient déjà parmi les huit ou dix favorites du tournoi avant le coup d’envoi. La règle a une exception célèbre — la Croatie en 2018 et le Maroc en 2022 — mais elle reste largement valide. Si vous voulez ajuster vos pronostics à long terme, c’est entre les huitièmes et les quarts qu’il faut le faire, pas après.

Demi-finales: 14 et 15 juillet

Mardi 14 juillet et mercredi 15 juillet 2026. Le 14 juillet est la fête nationale française, et si l’équipe de France atteint le dernier carré comme la plupart des bookmakers le projettent, le télescopage symbolique sera vertigineux: un mardi soir d’été, des terrasses pleines en Romandie, et la possibilité d’une qualification française pour la finale exactement le jour de la Bastille. Ce genre de coïncidence ne se planifie pas, mais elle marque les mémoires.

Les deux demi-finales sont programmées dans deux stades distincts, choisis parmi les plus prestigieux du tournoi: AT&T Stadium d’Arlington pour l’une, et selon les rotations possibles, Mercedes-Benz à Atlanta, MetLife à East Rutherford ou SoFi à Inglewood pour l’autre. Coups d’envoi à 21 heures heure suisse, dans une fenêtre programmée pour maximiser l’audience cumulée des trois grands marchés télévisuels — Europe occidentale, Amérique du Nord, Amérique latine.

Quatre équipes restent en course. Pour ces quatre sélections, les enjeux dépassent largement le sportif. Les contrats publicitaires des joueurs vedettes s’envolent ou s’effondrent selon le résultat de cette soirée précise, les sélectionneurs voient leur place définitivement validée ou définitivement remise en cause, et les fédérations nationales planifient leurs budgets de la prochaine olympiade en fonction de la performance à ce stade. C’est aussi à partir des demi-finales que les modèles statistiques commencent à converger: à quatre équipes restantes, il n’y a presque plus de surprise possible, les écarts de niveau sont mesurables et stables, et les bookmakers proposent des cotes très resserrées qui laissent peu de place à la value bet.

Vue extérieure d'un grand stade moderne nord-américain au coucher du soleil

Finale: 19 juillet, MetLife Stadium

Dimanche 19 juillet 2026, MetLife Stadium, East Rutherford, New Jersey, États-Unis. Coup d’envoi à 21 heures heure suisse, soit 15 heures heure de la côte Est américaine, soit midi à Los Angeles, soit 11 heures à Mexico, soit 22 heures à Madrid et 4 heures du matin le lundi à Tokyo. C’est l’événement sportif le plus regardé de l’année 2026, probablement de la décennie, avec une audience cumulée mondiale qui devrait dépasser le milliard et demi de téléspectateurs sur les chaînes ayant acquis les droits.

Le MetLife Stadium est l’enceinte des Giants et des Jets de la NFL, situé à environ vingt kilomètres à l’ouest de Manhattan. Sa capacité officielle pour la configuration football est de 82 500 places, ce qui en fait le deuxième plus grand stade du Mondial 2026 derrière l’Estadio Azteca. La pelouse sera remplacée pour l’occasion par une surface naturelle adaptée aux exigences de la FIFA, et la configuration du terrain sera élargie aux dimensions standard du football international, qui dépassent celles d’un terrain de football américain.

Pour le téléspectateur romand, la finale présente un avantage logistique considérable: 21 heures un dimanche soir, c’est l’horaire le plus civil possible. Vous aurez le temps de dîner tranquillement, d’installer votre invité, de servir l’apéro avant le coup d’envoi et de tout boucler avant minuit, en supposant que la rencontre ne parte pas en prolongation. Si elle y va, et plus encore aux tirs au but, comptez jusqu’à 1 heure du matin avant la remise du trophée. Pour un dimanche soir et un lundi matin de travail, c’est gérable. Pour la finale 2002 Allemagne contre Brésil à Yokohama, qui démarrait à 13 heures heure suisse, c’était plus simple ; pour la finale 2014 à Maracanã qui démarrait à 21 heures, c’était identique. Souvenez-vous: la finale 2026 est calibrée pour le marché européen autant que pour le public américain présent dans le stade.

Le détail logistique à anticiper: les 18 et 19 juillet, MetLife accueille successivement la petite finale (le samedi à Miami selon le programme actuel) et la finale, ce qui crée une convergence médiatique sans équivalent dans l’année sportive 2026. Pour les pronostiqueurs et les analystes, c’est aussi le seul moment où les cotes sur la victoire finale se figent quasiment: à partir du coup d’envoi, plus rien ne bouge, et tous les paris pré-match sont définitivement gelés.

Les dates de la Nati à surveiller

Pour les supporters romands, voici la séquence à reporter immédiatement dans le calendrier de votre téléphone, sans condition ni hésitation. Samedi 13 juin 2026 à 21 heures, Qatar contre Suisse au Levi’s Stadium de Santa Clara, Californie. Premier match de la phase de groupes, première impression, premier signal sur la forme du collectif de Murat Yakin. Historiquement, la Nati a tendance à mal entamer ses tournois — souvenir de 2014 avec un nul contre l’Équateur in extremis — et un faux pas contre le Qatar, théoriquement le plus faible du groupe, serait un signal d’alarme.

Jeudi 18 juin 2026 à 21 heures, Suisse contre Bosnie-Herzégovine au SoFi Stadium d’Inglewood, Los Angeles. Deuxième match, et probablement le plus important des trois pour la dynamique du groupe: la Bosnie est l’adversaire le plus difficile sur le papier après le Canada, avec un Edin Džeko encore capable de peser malgré les 40 ans qu’il aura à l’ouverture du tournoi. Une victoire ici qualifierait la Nati pour les seizièmes avec un match d’avance et lui permettrait d’aborder le match contre le Canada sans pression existentielle.

Mercredi 24 juin 2026, Suisse contre Canada au BC Place de Vancouver. Coup d’envoi à midi Pacific Time, ce qui correspond à 21 heures précises en Suisse — le même créneau confortable que les deux premiers matchs de la Nati. C’est le match charnière, contre l’équipe co-hôte qui jouera devant son public et avec une motivation particulière. C’est aussi le match qui détermine probablement la position finale dans le groupe, et donc le type d’adversaire qui attend en seizième de finale.

Bloquez ces trois soirées et préparez la cafetière pour la nuit du 24 juin. Pour le reste du parcours possible, du seizième de finale jusqu’au quart théorique, les dates exactes seront connues une fois la phase de groupes terminée et le classement des troisièmes établi. Restez à l’écoute, mettez l’appli officielle de la FIFA en notifications, et conservez ce calendrier comme référence pour traduire instantanément n’importe quel horaire publié.

Six fuseaux, une seule habitude: les matins ou les nuits

L’idée centrale, qu’il faut digérer une fois pour toutes, est que vous ne pourrez pas tout regarder en direct. Pas physiquement. Six fuseaux horaires couverts par les seize villes hôtes, c’est une amplitude horaire de neuf heures d’écart entre Vancouver et Montréal, sans même compter Mexico qui ajoute une heure de plus vers l’est par rapport à l’heure du Pacifique. Pour un téléspectateur en Suisse, cela signifie que la fenêtre de coups d’envoi quotidienne s’étale en moyenne de 18 heures à 5 heures du matin, soit onze heures continues.

Vous allez devoir choisir une stratégie. Première option, le matin: vous regardez les matchs en différé au réveil, vous évitez les notifications et les réseaux sociaux la veille au soir, vous redémarrez la matinée par une rétrospective complète des matchs nocturnes. Avantage: vous dormez, vous gardez votre rythme professionnel, vous ne sacrifiez pas votre sommeil. Inconvénient: vous renoncez à l’émotion du direct et vous devenez vulnérable aux spoils involontaires.

Deuxième option, les nuits: vous restez debout pour les matchs qui comptent vraiment, vous laissez tomber le lendemain matin si nécessaire, vous traitez le Mondial comme un événement exceptionnel qui justifie un mode de vie temporairement décalé. Avantage: vous vivez le tournoi en direct, avec ses émotions et ses retournements. Inconvénient: vous accumulez une fatigue qui sera réelle au bout de dix jours, et la qualité de votre attention sur les matchs eux-mêmes s’érodera progressivement.

Troisième option, et c’est celle que je recommande pour l’essentiel: la stratégie mixte. Vous restez debout pour les trois matchs de la Nati et pour les phases finales à partir des huitièmes. Tout le reste, vous le regardez en différé le lendemain matin ou au déjeuner. C’est le meilleur compromis entre passion et préservation, et c’est celui qui vous permettra de tenir trente-neuf jours sans craquer ni psychiquement ni physiquement. Le Mondial 2026 est un marathon, pas un sprint, et l’erreur la plus commune des supporters européens en 2014 et en 2022 a été de partir trop vite la première semaine.

Un détail pratique à anticiper pour chaque stratégie: la diffusion des matchs en Romandie. La RTS détient les droits de diffusion pour les trois matchs de la Nati et pour une sélection de rencontres clés, gratuitement sur RTS Un et sur l’application RTS Play. Les autres matchs sont répartis entre différents diffuseurs, certains gratuits et d’autres payants selon les abonnements souscrits. Pour le téléspectateur romand qui ne veut rien manquer des matchs de sa sélection, la RTS suffit. Pour qui veut suivre l’intégralité du tournoi, il faudra probablement compléter avec un abonnement à une plateforme spécialisée, ce qui constitue un budget supplémentaire à intégrer dans la planification du mois de juin.

Dernier conseil avant de passer aux sections suivantes: synchronisez votre téléphone et votre calendrier professionnel avec l’heure suisse affichée dans ce document, et méfiez-vous des applications internationales qui affichent par défaut l’heure locale du stade. Une confusion d’horaire vous fera rater un coup d’envoi, et c’est le type d’erreur qui se paie immédiatement quand la Nati marque dans les cinq premières minutes — comme cela est arrivé en 2006 contre le Togo. Le calendrier rassemblé ici est calibré pour vous épargner ce genre de déconvenue.

Trois questions de calendrier qui reviennent souvent

Trois interrogations dominent les e-mails de lecteurs sur le calendrier. Je les regroupe ici dans leur version la plus fréquemment posée.

À quelle heure suisse se joue le match d’ouverture du Mondial 2026 ?

Le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud se joue le jeudi 11 juin 2026 à l’Estadio Azteca de Mexico. Coup d’envoi à 12 heures heure locale Mexico, soit 20 heures heure suisse (CEST). C’est le seul match de la phase de groupes parfaitement aligné sur l’heure de grande écoute européenne, ce qui en fait un horaire optimal pour les téléspectateurs romands.

Quels sont les jours sans match pendant le Mondial 2026 ?

Aucun jour sans match pendant la phase de groupes du 11 au 27 juin. Une pause de 24 heures est aménagée entre la fin du dernier match de poule et le début des seizièmes de finale, soit autour du 27-28 juin. Une autre fenêtre sans match est prévue entre les huitièmes et les quarts (8 juillet), entre les quarts et les demi-finales (12-13 juillet), et entre les demi-finales et la petite finale (16-17 juillet).

Combien de matchs la Nati joue-t-elle au minimum ?

La Suisse joue trois matchs garantis en phase de groupes, contre le Qatar le 13 juin, contre la Bosnie-Herzégovine le 18 juin et contre le Canada le 24 juin. Si elle se qualifie pour les seizièmes de finale, elle joue un quatrième match autour du 30 juin. En cas de qualification jusqu’aux huitièmes, un cinquième match suit début juillet. Le maximum théorique est de sept matchs en cas de qualification jusqu’à la finale du 19 juillet.

Imprimer ce calendrier ou le garder en favoris

Cette page est conçue pour rester ouverte dans un onglet du navigateur pendant les six semaines du tournoi, ou imprimée en deux pages si vous préférez le papier. Toutes les heures sont déjà converties en heure suisse, ce qui vous évite de refaire le calcul à chaque consultation. Les ajustements de programme — déplacements de coup d’envoi de quelques minutes, changements de stade en cas d’incident météo, modifications post-tirage — restent rares dans une Coupe du Monde et concernent en général moins de 2 % des rencontres prévues. Si vous voulez compléter ce calendrier par les analyses détaillées des groupes et des équipes, dirigez-vous vers la page consacrée aux 12 groupes du Mondial 2026, qui couvre la composition complète et les pronostics de qualification.

Le Mondial 2026 commence le 11 juin à Mexico et se termine le 19 juillet à East Rutherford. La Nati joue son premier match le 13 juin à Santa Clara contre le Qatar. Trente-neuf jours, cent quatre matchs, quarante-huit équipes et une seule règle qui doit guider le choix de vos paris: ce que vous misez, vous devez accepter de le perdre. Si vous gardez ce principe en tête, parier sur le Mondial 2026 sera ce que ça doit être, un loisir intelligent qui rend les matchs plus intenses sans jamais devenir un poids.

Créé par la rédaction de « COTE HELVÈTE ».